Il y a 8 mois, j’envisageais Studio-N Click en solopreneure au sein d’une couveuse : tout le soloprenariat au sein d’une association pour qui les chiffres étaient plus importants que l’humain.
Aujourd’hui, je suis entrepreneure-salariée dans une Coopérative d’Activités et d’Emploi (CAE), l’Elan 23. Je fais le même métier… mais avec 10 fois moins de stress.
La différence ? Je ne suis plus seule. Et ça, ça n’a pas de prix.
Le problème : Quand le soloprenariat te bouffe la vie
Si tu es artisan·e, créateur·trice ou indépendant·e, tu connais probablement cette sensation :
Tu as choisi la liberté… mais tu t’es retrouvé·e prisonnier·ère de ton propre business.
1. L’isolement, ce poison invisible
Le pire dans le soloprenariat, ce n’est pas le manque d’argent (enfin, si, un peu). C’est l’isolement.
- Personne pour te dire : « T’as oublié de facturer ce client. » (merci le syndrome de l’imposteur qui te fait douter de tout).
- Personne pour te rappeler : « Prends une pause, t’as l’air crevé·e. » (merci le cerveau qui te dit que t’as pas le droit).
- Personne pour partager un café en disant « Putain, ce client, il me saoule »… et rire ensemble.
Et puis, il y a l’admin‘. Parce que bon, personne n’a créé son entreprise pour passer 5h par semaine à faire des relances, compter ses stocks de fil ou se prendre la tête avec les déclarations URSSAF. Et si les relances, ça fait partie de mon job, l’URSSAF … je veux bien déléguer.
2. La précarité, cette épée de Damoclès
En micro-entreprise, un imprévu (maladie, panne de machine, client qui ne paie pas) et c’est la chute libre :
- Pas de congés payés ou d’arrêt maladie
- Pas de chômage.
- Pas de filet de sécurité.
Et si tu es en reconversion ou au chômage ?
Oublie tes aides (ARE, RSA, ASS) dès que tu lances ton activité… sauf si tu passes par un CAPE (mais on y vient).
3. Le mythe de la liberté totale
On nous vend le soloprenariat comme la liberté absolue.
Sauf qu’en réalité :
- Tu es esclave de ton business : si tu ne bosses pas, tu ne manges pas.
- Tu dois tout gérer toi-même : compta, com’, prospection, production… Seule.
- Tu doutes en permanence : « Est-ce que je fais bien ? Est-ce que je vais y arriver ? »
Bref, la liberté, oui… mais à quel prix ?
La solution : La CAE, ou comment allier indépendance et sécurité
1. Une CAE, c’est quoi ?
Une Coopérative d’Activités et d’Emploi (CAE) est une structure qui te permet d’entreprendre sans créer ta propre entreprise.
- Tu signes un contrat avec la coopérative (CAPE pour tester, puis CESA pour pérenniser).
- Tu gardes ton activité, tes clients, ta liberté.
- Mais tu bénéfices du statut de salarié·e : congés payés, chômage, sécurité sociale.
- Et surtout… tu intègres un collectif d’entrepreneur·es qui vivent les mêmes galères que toi.
« Pourquoi choisir entre la liberté de l’entrepreneuriat et la sécurité du salariat, quand on peut concilier le meilleur des deux mondes ? »
— L’Elan 23
2. Pourquoi J’AI choisi l’Elan 23 ?
Moi, j’ai choisi l’Elan 23 pour 4 raisons majeures :
- Ne plus être seule Ici, on partage les galères (et les solutions), on partage lors des réunions communes
- Un client chiant ? On en rigole ensemble.
- Un problème admin ? L’équipe support est là.
- Une question juridique ? On a des réponses.
- Être épaulée Compta, juridique, relances… tout est géré par la coop. Moi, je me concentre sur mon cœur de métier : la gestion administrative, l la création d’outils et de solutions numériques pour les artisan·e·s.
- Croire en la coopération : Ici, on ne fait pas « chacun pour soi ». On mutualise :
- Les outils (logiciels, assurances décennales pour le bâtiment, etc.).
- Les savoir-faire.
- Les contacts.
Et ça, c’est puissant.
- Un pied en Picardie, un pied (et mon âme) en Creuse : L’Elan 23, c’est une CAE ancrée localement, avec des valeurs qui me parlent. Et puis… la Creuse, … ben la Creuse quoi (sa solidarité, sa résistance, ses innovations relationnelles à rebours de tout ce que nous assènent les médias main stream, …)

3. Le C.A.P.E. : Le sésame pour tester sans risque
Le Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE) est la cerise sur le gâteau pour ceux qui hésitent.
Comment ça marche ?
- Tu testes ton activité en conditions réelles (avec le SIRET de la CAE, tu peux facturer).
- Tu gardes tes aides (ARE, RSA, ASS, AAH) pendant jusqu’à 36 mois.
- Tu bénéfices de l’accompagnement (admin, formations, réseau).
- Pas de pression : Les premiers mois, pas de salaire (les marges servent à constituer une trésorerie). Mais une fois que ça roule… tu passes en CESA (CDI) !
Avantages VS Inconvénients : On fait le point
1. Les avantages de la CAE (vs. soloprenariat)
| Critère | En solo (micro-entreprise) | En CAE (Elan 23) |
|---|---|---|
| Isolement | Tu gères tout·e seule | Collectif + équipe support |
| Sécurité sociale | Pas de congés, pas de chômage | Congés payés, chômage, retraite |
| Gestion administrative | Tout à faire soi-même | Compta, juridique, relances gérées |
| Aides sociales | Perte des droits (ARE, RSA) dès le 1er € | Maintien des aides avec le CAPE |
| Coûts cachés | Compta, assurances, outils à ta charge | Mutualisation des coûts |
| Réseau | Seul·e face à tes problèmes | Échanges, collaborations, entraide |
2. Les inconvénients (parce que c’est pas parfait non plus)
Attention, on ne vend pas du rêve :
- Cotisations sociales élevées :
En CAE, tu cotises comme un·e salarié·e (régime général), soit ≈45% du salaire brut (et non du CA).
Exemple : Pour un salaire brut de 2000€, les cotisations employeur + salarié représentent ≈900€ (soit 45%) (1).
Frais de gestion :
8 à 12% du CA HT pour couvrir les services de la coop (compta, accompagnement, etc.) (2). - Moins flexible qu’une micro :
Il faut jouer le jeu collectif (réunions, gouvernance, participation aux décisions). - Période de test :
Pas de salaire les premiers mois (mais maintien des aides sociales).
Bref, il faut bosser autant qu’en solo… mais avec plus de moyens.
Et toi, tu en es où ?
Allez, on fait un point :
- Tu en as marre de galérer seul·e ?
- Tu veux sécuriser ton projet sans perdre ta liberté ?
- Tu crois en la coopération plutôt qu’au « chacun pour soi » ?
La CAE, (et si tu es dans le coin, notamment l’Elan 23), pourrait être une piste sérieuse pour toi.
Alors ? dis moi ? tu avais déjà entendu parlé des C.A.E. ? qu’est ce que tu en penses ?

Ressources utiles
- L’annuaire des C.A.E.
- Site officiel de l’Elan 23 (ils organisent des réunions d’info).
- Tout savoir sur le CAPE (Service Public).
- Comparatif CAE vs autres statuts (Bpifrance Création).
Sources :
(1) Source : Le Blog du Dirigeant : « L’entrepreneur-salarié paye autant de cotisations sociales qu’un salarié normal soit 2,5 fois plus qu’un dirigeant TNS (une rémunération de 1000 euros coûte plus de 2000 euros chargée). » Source : Join Jump :
« Un entrepreneur-salarié supporte des cotisations sociales équivalentes à celles du régime général (environ 45 % du chiffre d’affaires). » → Mais en échange, tu as une vraie protection sociale (maladie, retraite, chômage).
(2) : Source : Join Jump.

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